Une avicourse qui fait le printemps: sixième semaine

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claudemu
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Une avicourse qui fait le printemps: sixième semaine

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Un vent de renouveau, léger et chaud, souffle sur le printemps de la mode aviaire sur la scène régionale. Des parfums enivrants dignes des créations de Coco Channel, Ralph Lauren, Simon Chang, Paco Rabanne ou Calvin Klein embaument l’air ambiant de leurs effluves invitants, gracieusetés des lilas, cerisiers et rosacées de toute la gamme. Voyons un peu les collections que nous verrons défiler sur l’estrade pour le plaisir de nos yeux éblouis. Nos observateurs sur place se tiennent au fait des tendances : Cybele Morin (CM), sur les traces d’une Marie-Paule Nolin ou d’un Pierre Cardin, nous fera probablement un «Clin d’œil» prochainement. Jean-Serge «Karl Lagerfeld» Vincent (J-S), qui aime particulièrement le style Yves St-Laurent, s’intéresse surtout à la tendance quaternaire; il trouve que le look post-glaciaire se porte bien cette saison. De toute façon, chez les oiseaux, c’est toujours une valeur sûre. Edgar «Peter Nygârd» Prud’homme (EP) se tient discrètement dans les coulisses des évènements et nous ramène toujours des inédits. Daniel Perrier (DP) sera aussi au rendez-vous cette année. Il nous déniche toujours les créations de designers oubliés, c’est notre pompier dans le feu de l’action. Jean-Marc Emery (J-M) couvre toujours la Semaine de la mode (Fashion Week) à Paris, la meilleure tribune pour découvrir les grands stylistes de la Nature.

La déferlante a démarré sur les chapeaux de roue : dès le 11 mai, Jean-Paul Gaultier nous présentait le Harle huppé (J-M), tandis que Stella McCartney sortait de sa garde-robe son bizarre Goglu des prés le 13 mai (J-M). Nous avons encore de la peine à nous en remettre. Le même jour, Hubert de Givenchy, sans doute un peu inspiré par Nina Ricci, a renouvelé le style du moucherolle en nous offrant le modèle du Tyran tritri. On attendait son retour et le 15 mai, la Paruline à flancs marron (J-M) nouvelle cuvée n’a pas fait défaut, amenée par Michel Robichaud. La minuscule coiffe jaune n’a pas fini de nous surprendre et fait jaser dans les salons. Quant à Gianni Versace, on sait qu’il s’est occupé de la nouvelle mouture de la Paruline à tête cendrée (J-M 15 mai). Le chic du chic, ce Giorgio. Notre fierté locale Marie St-Pierre a inauguré son nouvel «animal» sauvage, la Grive des bois (J-M 15 mai), avec son inventif motif à pois. Du côté de la maison Christian Dior, toujours bien branchée, on demeure dans la sobriété avec un nouveau coupé, le Troglodyte familier (J-M 16 mai). Les couturiers italiens étaient plus en vogue que jamais et, sous les applaudissements nourris de la foule au pied des podiums, Alberta Ferretti nous a conçu une robe bleue de toute beauté, appelée la Paruline bleue (DP 12 mai). Outre le bleu étincelant, les stylistes ont noté les petites manches blanches fort mignonnes. Quant à lui, Giorgio Armani ne déçoit jamais et sa création originale nommée Viréo aux yeux rouges (DP 16 mai), un habit humble avec une prestance étonnante, a fait impression. Arrivé sur le tard sur les planches, le Bruant à couronne blanche (J-S 10 mai) se maintient dans le maelstrom de la vague migratoire. On tente d’ailleurs d’expliquer le phénomène dans le dernier Vanity Fair.

Un simple tour d’horizon des derniers numéros (du 10 au 16 mai) de magasines «branchés» nous témoigne de l’intense activité créative de la saison 2021. À preuve le Martinet ramoneur (J-M 12 mai), tout de noir vêtu, qui impose son new look sur la couverture de Vogue ! Ne dit-on pas que le diable s’habille en Prada ? Et la Guifette noire (J-M 13 mai) dans le Harper’s Bazar a le même effet. Pour les plus jeunes, Glamour a du panache avec la Paruline flamboyante (J-M 16 mai) à même ses premières pages. Grande séance photo pour le Moucherolle tchébec (J-M et DP 16 mai) dans le Elle-Québec. Et quand la Paruline à joues grises (DP 10 mai), une top-model gardant ses minces lunettes blanches, révèle sa nouvelle tenue dans le Cosmopolitan, c’est que les oiseaux ont la cote, non ? L’Épervier de Cooper (DP 11 mai), avec ses airs vaguement macho, fait la une du GQ ! Même la Bécasse d’Amérique (DP), avec ses bas très courts et son allure vachement décontractée, apparait dans le numéro du 12 mai du Marie-France. Enfin, on l’a vu l’automne dernier dans une collection plus terne, mais là il revient en force dans la revue Grazia, le Piranga (DP 15 mai), plus éclatant ce printemps. Mais quel rouge écarlate bardé de noir ! Il a fallu porter des lunettes fumées pour ne pas s’aveugler !

On se souviendra longtemps de cette année sur la sellette, dans ce monde de formes et de couleurs que l’on croyait impossibles. Depuis que nous dénichons les confections de toutes tailles, on a pu en découvrir 147 (espèces) qui se démarquent et ce n’est pas fini ! Merci à nos éclaireurs de talent et leurs trouvailles : Cybele (22), Jean-Serge (81), Edgar (87), Daniel (97) et Jean-Marc (122). Rendez-vous la semaine prochaine pour la collection 17-23 mai ! Dessinateurs, à vos planches !

Claude Martineau, designer toujours en course à Barcelone, Paris, Londres, New York, San Francisco et Los Angeles. Maison-mère à Gatineau.

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