Études et suivis

Dernière modification: mardi 04-août-20 07:44:37 EDT

Certains projets/études sont financés par le Fonds Louise-Campagna, allez consulter la page. 


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LES CHATS ET LES OISEAUX EN MILIEU URBAIN

Un projet de Nature Canada et du Club des ornithologues de l’Outaouais (2020)

Par Benjamin Aubrey, Benoît Lalande (Nature Canada) et Daniel Toussaint (COO)

Depuis 1970, le nombre d’oiseaux nicheurs en Amérique du Nord a diminué de presque trois milliards, une perte d’environ 30 % de leur population totale. Plusieurs facteurs d’origine humaine sont responsables de ce grand déclin, la prédation par les chats et les collisions avec les fenêtres occupant le haut du pavé. Au Canada, les chats sont responsables de la mortalité d’entre 100 et 350 millions d’oiseaux par année, dont 38 % est attribuable aux chats domestiques (Blancher 2013). Pour mettre ces chiffres en perspective, les chats sont responsables de quatre fois plus de mortalités d’oiseaux que la deuxième cause d’origine humaine. Chaque chat tue en moyenne 16 oiseaux par année. Dans ce contexte, le problème est clair, mais trouver des solutions fiables et mesurer les résultats de nos efforts n’est pas un processus simple.

Consulter l'article entier publié dans l'Ornitaouais, vol. 42, no 1 - Mars 2020

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Un projet financé par Nature Canada.


GOGLU DES PRÉS ET AUTRES OISEAUX CHAMPÊTRES (Espèces en situation précaire)

En collaboration avec la Fédération canadienne de la faune (FCF), le COO participe à l'inventaire du Goglu des prés et de la Sturnelle des prés, deux espèces à statut précaire. Ce projet de deux ans est coordonné en partie par Carl Savignac, soutenu par plusieurs membres du COO en mesure de reconnaître de façon auditive et visuelle les deux espèces ciblées.

Goglu des prés, mâle
Photo : Jean-Marc Emery, 2018

Le projet consiste à documenter le succès reproducteur des goglus, sturnelles et autres espèces d’oiseaux champêtres dans les prairies et pâturages ciblés en Outaouais. Une vingtaine de producteurs de bovins et de fourrage ont accepté de participer, et plus de 225 heures-terrain ont été effectuées en 2019 et 2020. Les données recueillies serviront à déterminer quel sont les bonnes pratiques agricoles déjà appliquées par les producteurs et, au final, à recommander d’autres pratiques pouvant favoriser la conservation des deux espèces ciblées (p. ex. protéger les sites de reproduction, réduire les prises accidentelles). Les résultats des inventaires serviront à développer un nouvel étiquetage de produits de boucherie qui seraient favorables aux oiseaux champêtres.

Goglu des prés, femelle
Photo : Jean-Marc Emery, 2018

Selon nos observations, les goglus préfèrent les champs de foin, et sont donc vulnérables à une fauche hâtive (avant le début juillet). La sturnelle a été observée plutôt dans les pâturages, ce qui la rend moins vulnérable. Nos résultats indiquent que le report de la fauche du foin après le 30 juin est la pratique agricole la plus utilisée par les producteurs participants et qu’elle favorise un meilleur succès reproducteur. Une barre d’effarouchement a également été testée pour la première fois en Outaouais lors du fauchage du foin. Fait intéressant, nous avons trouvé la Maubèche des champs sur deux propriétés où l’élevage de bovins y est intensif et où la présence de l’espèce n’avait pas encore été documentée en Outaouais.

étiquette de pratiques d’élevage de bœuf « respectueuses des oiseaux » 

Mise à jour le 31 juillet 2020, texte Carl Savignac, transmis pas Réal Bisson


Martinet ramoneur (Espèce en situation précaire)

De 1968 à 2004, la population canadienne de Martinets ramoneurs a décliné de 95 %. L’espèce est inscrite au Registre public des espèces en péril du Canada depuis 2009. Selon le Deuxième Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, de 1970 à 2014, la population québécoise du Martinet ramoneur a diminué de 4,2 % en moyenne par année, ce qui représente un recul cumulé de l’ordre de 85 %. Au Québec, de 1998 à 2015, 22 % des cheminées connues pour avoir accueilli l’espèce n’étaient plus disponibles, ayant été fermées ou démolies.

Depuis plusieurs années, les bénévoles du Club des ornithologues de l'Outaouais collaborent avec le Service canadien de la faune, région Québec (SCF) pour réaliser un inventaire des dortoirs de Martinets ramoneurs.

Le Martinet ramoneur niche à la verticale sur les parois rugueuses à l’abri des curieux; les cheminées en maçonnerie sont très importantes pour la relève de l’espèce.
Photo : Bruce DiLabio, 2008

Heureusement, nous pouvons encore entendre le joyeux pépiement de cet oiseau légendaire dans le ciel de notre région dès la mi-mai, là où on trouve encore des cheminées en maçonnerie. Vous pouvez faire beaucoup et, facilement, pour aider à préserver, sous nos latitudes, ce superbe insectivore :

1. Apprendre à repérer les sites propices à l’oiseau, soit des cheminées en maçonnerie de + de 30 cm (environ 2,5 briques de largeur). Si vous êtes propriétaire d’une telle cheminée, merci de nous contacter; il nous fera plaisir de vous informer sur cet important programme de conservation.

2. Participer à l’Inventaire des sites de nidification et des dortoirs : À chaque printemps, le responsable des espèces en péril du Club des ornithologues de l’Outaouais (COO) invite les bénévoles intéressés à faire le suivi d’une vingtaine de sites prioritaires (cheminées) répartis dans divers secteurs de Gatineau, dans le Pontiac et la Petite-Nation.

  • Tâche : Il s'agit de visiter le/les sites attribués à une ou deux reprises durant la période de nourrissage des jeunes, soit entre les derniers jours de juin et la fin juillet. Une visite d'au plus une demi-heure durant le jour peut être suffisante. Les relevés sont ensuite transmis par le responsable des espèces en péril du COO à QuébecOiseaux pour compilation.

3. Procurez-vous le conte grand public et de mouture locale, Une demande venue du ciel, pour vous initier, ainsi que vos proches, à cette espèce extraordinaire. Une partie de l’argent de la vente de ces livres est versée au Fonds Louise-Campagna pour financer d’autres projets de conservation.

Illustration : Angelic Scott, 2019

Il existe plusieurs autres initiatives et programmes pour venir à la rescousse des Martinets ramoneurs au Québec. Revenez sur cette page pour suivre les développements et n’hésitez pas à nous contacter en tout temps pour de plus amples informations.

Pour en savoir plus sur l'espèce, vous pouvez aussi consulter la page d'une membre du COO et auteure du conte, Claire Charron : dansmacour.quebec.

Voici une vidéo de la Semaine verte sur 2 projets pour le Martinet ramoneur, dont un dans le Pontiac en 2014.

Journée mondiale des martinets – 7 juin 2020 : Nous avons marquer cette journée par la relance officielle de notre groupe Facebook local, le Martinoutaouais, un endroit où chacun partage ses découvertes de sites et toute autre info d’intérêt sur l’oiseau. Joignez-vous à nous!


Partenariat avec Conservation de la nature Canada
Conservation de la nature Canada (CNC) possède plusieurs propriétés sur le territoire desservi par le COO. Ces lieux abritent des écosystèmes fragiles et protègent une avifaune diversifiée qu’il est possible d’observer à certaines conditions.

Le COO et CNC ont signé une entente par laquelle les membres du COO ont accès à toutes les propriétés de CNC en Outaouais. Par contre, certaines conditions sont à respecter, soit d’aviser à l’avance la personne responsable du COO-CNC dans le cadre de cette entente et remplir un rapport des observations effectuées (via eBird, par exemple).

Personne responsable pour le COO : 

Personne responsable pour CNC : Francisco Retamal Diaz (francisco.diaz@natureconservancy.ca)  conservation de la nature

 

 

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