CLUB DES ORNITHOLOGUES
DE L'OUTAOUAIS
Les oiseaux et leurs habitats à coeur depuis 1978.     (Photos: A. Cloutier, F. Morand)
Club des ornithologues de l'Outaouais
Espèces typiques en Outaouais
1. Plongeon huard
L'espèce est une fière représentante et une habitante typique des lacs du bouclier canadien. Son chant, psalmodié lors des nuits fraîches du printemps et de l'été, est fait de trémolos et de longues plaintes envoûtantes.

2. Grand Héron
L'oiseau niche en colonies. En général, il construit son nid au sommet des arbres morts dans les forêts inondées ou les étangs de castors. Notre région compte plusieurs petites colonies de 10 à 20 nids en moyenne. La plus grosse héronnière en Outaouais (près de 100 nids) se trouve dans le parc écologique du Lac-Leamy à Hull.

3. Urubu à tête rouge
Charognard de nature, l'urubu est d'abord apparu en Outaouais, où la première nidification québécoise a été observée. C'est désormais une espèce commune qu'on voit par dizaines chez nous et qui a colonisé tout le Québec méridional.

4. Bernache du Canada
Les populations de bernaches qui nichent dans l'Arctique sont de passage en Outaouais en période de migration, en particulier au printemps où on organise des activités d'observation depuis 30 ans dans les secteurs du parc national de Plaisance et de la réserve naturelle de la Baie MacLaurin jusqu'au quai de la traverse à Thurso (plusieurs stationnements le long de la route 148 sont accessibles). Les bernaches dites résidantes nichent désormais dans une bonne partie du Québec méridional et ne se gênent pas pour élever leurs jeunes en milieu urbain.


5. Canard branchu
Cet oiseau est l'un des plus colorés de toute l'avifaune québécoise. Au cours des années, les bénévoles du Club ont contribué à sa préservation en construisant et en installant dans la région de l'Outaouais plusieurs centaines de nichoirs afin de lui fournir des abris pour sa nidification, les gros chicots où il niche naturellement se faisant de plus en plus rares.

6. Pygargue à tête blanche
Rare dans les années 1970, le pygargue est maintenant l'un des rapaces les plus fréquent en Outaouais, tant en saison estivale, où il niche à proximité des grands plans d'eau, qu'en hiver, où ce charognard survit grâce aux carcasses de de Cerf de Virginie dans les principaux ravages, notamment dans le secteur du lac des Trente-et-Un-Milles et le long de l'escarpement d'Eardley du parc de la Gatineau.

7. Faucon pèlerin
Il est considéré comme l'un des oiseaux les plus rapides du monde. Il fut un temps où l'espèce était menacée de disparition en raison de l'emploi excessif de pesticides organochlorés. Le Service canadien de la faune a mis de l'avant un projet de rétablissement de l'espèce qui a très bien fonctionné, les populations étant aujourd'hui en hausse.

8. Dindon sauvage
Issues de lâchers d'une centaine d'individus au début des années 2000 et de traversées naturelles de l'Ontario, nos populations outaouaises se sont rapidement multipliées et comptent maintenant plus de 10 000 dindons. La taille impressionnante de l'oiseau étonne ceux qui le voient pour la première fois.

9. Gallinule poule-d’eau
C'est une espèce typique des grands marais qui bordent les rives de la belle rivière des Outaouais. Il est aussi possible de la retrouver dans quelques marais forestiers dans le sud de la région, comme dans les marais qui bordent les promenades du parc de la Gatineau.

10. Goéland à bec cerclé
Nichant sur les îles de la rivière des Outaouais, notamment celles situées à Hull et Aylmer, cette espèce est très prolifique. Elle a su s'adapter à l'urbanisation de nos grandes villes. Qui pourrait penser aujourd'hui, en observant ses bruyantes colonies, que l'espèce était rare au Québec au début des années 1900!

11. Tourterelle triste
De la même famille que les pigeons, elle est un proche parent de la Tourte voyageuse, espèce disparue au début du 20e siècle à la suite d'une chasse abusive. La tourterelle triste se plaît en milieu urbain où on la voit souvent lancer sa complainte mélancolique du haut d'un fil électrique.

12. Coulicou à bec noir
Cet oiseau plutôt timide est habituellement repéré par son chant, mais le voir est une toute autre affaire qui nécessite patience et régularité dans les visites. Considéré comme fréquent entre Mont-Laurier et Val-Barrette, il peut être entendu un peu partout en Outaouais.

13. Grand-duc d’Amérique
Avec la Chouette rayée, c'est l'espèce nocturne la plus commune de notre région. Il niche tôt au printemps, période où il est le plus facile d'entendre son huhulement. Il n'est pas rare de voir des corneilles houspiller ce hibou majestueux.

14. Martinet ramoneur
Mont-Laurier abrite l'un des plus gros dortoir de martinets au Québec. Une visite en juillet, en début de soirée, permet d'assister à un très beau spectacle près de la polyvalente et de la cathédrale. Le nombre d'individus est toutefois en baisse car l'espèce est maintenant considérée en péril.

15. Colibri à gorge rubis
La plus petite espèce présente au Québec, on peut l'observer dans les jardins et les plates-bandes, surtout en présence de fleurs rouges, couleur qui ne manque jamais de l'attirer. Son battement d'ailes, de l'ordre de 60 à la seconde, lui permet de faire du surplace et même de voler à reculons.

16. Pic à tête rouge
Cette espèce se retrouve encore aujourd'hui en très faible nombre en Outaouais. Elle a déserté depuis le milieu des années 1990 le site de nidification traditionnel de Brenckenridge, mais la découverte d'une nichée à Mayo en 2010 a redonné espoir aux ornithologues.

17. Pics mineur et chevelu
Les chances d'apercevoir le Pic mineur, tout comme son sosie le Pic chevelu, sont excellentes. Nous vous invitons à prendre une bonne marche dans nos forêts outaouaises. Ces foreurs insectivores sauront bien vous faire écouter et chanter : "picbois j'veux plus m'en aller!"...

18. Grand Pic
Cet oiseau est typique des grandes et riches forêts de feuillus. Emblème de notre club, il est considéré comme résident dans notre région. Écoutez bien, il saura se faire entendre de loin par son ricanement sonore et son tambourinage puissant.

19. Tyran huppé
De la famille des moucherolles, il habite souvent la cime des arbres. Plutôt commun en Outaouais, il fréquente les boisés feuillus de nos parcs urbains.

20. Hirondelle noire
L'oiseau niche en colonies dans des nichoirs de type condo. La ville d'Aylmer a procédé dans les années 1990 à l'installation d'un grand nombre de ces nichoirs. Comme toutes les espèces d'hirondelles, ses populations sont en baisse.

21. Mésange à tête noire
Active tout l'hiver près de nos mangeoires, elle est le portrait même de la jovialité de nos ancêtres. Fidèle compagne de vos randonnées en Outaouais, elle figure parmi la trentaine d'espèces couramment observables l'hiver. Elle saura bien vous accueillir à la station de mangeoires du parc écologique du Lac-Leamy.

22. Grimpereau brun
Oiseau de faible taille, plutôt discret, le grimpereau tourne autour des troncs d'arbres en fouillant l'écorce de son bec à la recherche d'insectes forestiers. Son chant est faible et l'oiseau est de couleur brune. Trouvez-moi!

23. Merlebleu de l’Est
Espèce de retour chez nous. Le Club et bien des bénévoles ont contribué à son essor en construisant et en installant de nombreux nichoirs sur les poteaux de clôtures qui bordent les champs agricoles. À voir notamment dans les secteurs ruraux du Pontiac et de la Petite-Nation.

24. Jaseur d’Amérique
Grégaire de nature, le jaseur est à la fois frugivore et insectivore. Il a une allure plutôt militaire avec son masque et sa huppe. Son cousin, le Jaseur boréal, est un visiteur d'hiver parfois abondant, les bandes de quelques centaines d'individus n'étant pas rares.

25. Paruline jaune
On la retrouve dans les buissons à l'orée de nos forêts. C'est l'une des espèces de parulines les plus communes chez nous. Écoutez bien le patron de son chant : "huit huit huit pantalon huit!".

26. Paruline des pins
Les pins blancs géants qui recouvraient jadis les forêts outaouaises se sont faits plus rares, mais ceux qui restent hébergent souvent cette paruline au trille énergique qu'elle lance de la cime des arbres.

27. Paruline couronnée
Voilà l'une des espèces les plus communes de nos forêts. Le parc de la Gatineau en abrite sûrement une pour vous. Le sourire vient en tendant l'oreille vers un chant d'un crescendo puissant composé de deux notes répétées: "ti-pié ti-pié Ti-pié Ti-pié Ti-pié Ti-pié..."

28. Piranga écarlate
Cette espèce aux couleurs vives, qu'on aperçoit le plus souvent chantant au sommet d'un grand feuillu, est la seule représentante de sa famille au Québec. En effet, les oiseaux de ce groupe apparenté aux tangaras sont plutôt observés dans les régions tropicales.

29. Bruant chanteur
Il se retrouve un peu partout en Outaouais. Il est comme les gens honnêtes et francs, il n'a pas peur d'exprimer son opinion : "tu pues, tu pues, ti ti ti oui, c'est vrai !". Il peut chanter à de nombreuses reprises au cours d'une même représentation.

30. Cardinal rouge
L'implantation parmi nous de cette espèce plutôt discrète est assez récente, datant du début des années 1960. D'abord surtout commun à Gatineau, le Cardinal rouge est maintenant fréquent jusque dans la région de Mont-Laurier.

31. Cardinal à poitrine rose
Cousin du Cardinal rouge, il est assez facile de le repérer dans les forêts de la portion sud de l'Outaouais si l'on connaît à son chant sifflé qui rappelle celui d'un merle, mais en plus puissant.

32. Passerin indigo
Une espèce d'un bleu qui attire l'œil et qu'on ne peut manquer dans le secteur immédiat de Mont-Laurier, où il est facilement observable le long de la piste cyclable qui longe le ruisseau Villemaire.

33. Carouge à épaulettes
Dit le petit caporal à cause de ses épaulettes rouges sur fond noir, il est l'espèce la plus commune en Amérique du Nord. Il niche dans les milieux humides, du simple fossé envahi par les quenouilles aux immenses marais, et forme de grandes bandes migratoires mixtes avec les autres oiseaux noirs.

34. Oriole de Baltimore
Une autre espèce très colorée, son jaune orangé se remarque de loin. Son nid a une forme bien typique : celle d'une poche suspendue.